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Manu Dibango, une fierté du continent reçu un « prix d’exception » lors du gala d’excellence 2019.

Manu Dibango, une fierté du continent a reçu un « prix d’exception », décerné par le club Efficience pour son impact au sein de la diaspora ainsi que sur le continent africain, à l’occasion d’un diner gala d’excellence dénommé  » Rise up diaspora « , le vendredi 18 janvier 2019. La cérémonie de distinction s’est déroulée à l’Hôtel intercontinental.

Le Club Efficience est un cercle de réflexion et d’initiatives économiques créé en 2008 fédérant les talents issus de la Diaspora Afro-française. Il regroupe 600 membres.

 Manu DIBANGO est né en 1933 à Douala (Cameroun), d’une mère couturière et d’un père fonctionnaire, tous deux camerounais. La musique, il baigne dedans depuis sa tendre enfance, avec sa mère professeur de musique à ses heures perdues. Mais chez les Dibango, on ne transige pas avec les études. C’est ainsi que Manu rejoint la Sarthe (France) en 1949 avec 3kg de café pour payer les premiers mois de sa pension.

Il fait ses classes à Chartres, Chateau-Thierry,Reims où il découvre son compagnon de route, le saxophone. Il s’en éprend tellement qu’il échoue au baccalauréat, au grand dam de ses parents qui lui coupe les vivres. Qu’à cela ne tienne, saxophone en main, il écume les boîtes et autres bals de campagne et se fait connaître grâce à son art.

Dans les années 50, Manu pose ses valises en Belgique où il aiguise son jeu aux côtés de la communauté congolaise.

Son jazz s’africanise et il devient le chef d’orchestre de la boîte bruxelloise les Anges Noirs où se réunit l’intelligentsia congolaise alors en pleine négociation pour l’indépendance de leur pays. Sa rencontre avec le Grand Kalle est un accélérateur de destinée.

S’en suit une belle carrière africaine et des succès notoires comme l’incontournable chanson Independance Cha Cha. Les sonorités africaines du jazz de Manu trouvent aussi écho aux États Unis où il se produit. Le saxophoniste porte haut et loin les couleurs de son Afrique. Ainsi il porte le projet Wakafrika en 1992, un album de reprises des plus grands tubes africains avec la crème des artistes africains et des musiciens internationaux.

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