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Djene Djento, une valeur sur du Makossa au Cameroun.

Alain Djene est un jeune garçon de Ngodi, qui à tout prix veux se frayer un chemin dans la vie et sortir de ce quartier qui l’a vu naitre et grandir

Ngodi est réputé à l’époque pour son stade municipal, et la base des sapeurs-pompiers, je ne citerai pas le cimetière juste après, et le célèbre marabout qui attrapait les voleurs à l’aide des graines de maïs, Ndokolanda

Comme tous les jeunes de Ngodi, il flirte avec le volley-ball, le karaté et un peu le foot, mais il a un faible pour la musique et de temps en temps il se rend dans la famille Sadey, ou papa fut un excellent musicien et disposait de certains instruments à la maison, tous ses enfants savaient d’ailleurs jouer à la guitare, Egide l’aîné était même un membre du Negri Style de Nelle Eyoum.

Il va finalement opter pour la musique comme métier pour son futur

Passé l’adolescence, il se lie d’amitié avec un autre jeune qui cherche aussi à se frayer un chemin dans la musique, ils font la ronde des cabarets à la recherche d’une place au soleil, Eugène Mpouly (Hoigen Ekwalla) et Djene sont inséparables !

Mais à Ngodi, réside aussi Bobo le pianiste et Manulo Nguime tous deux membres du Johnco (Orchestre de John Sallè),parallèlement ils se font de petits bœufs(jam) de temps en temps, il finira par les retrouver dans ledit groupe.

Il reste fidèle à Salle même après le départ de Manulo et des autres, mais reste très bon ami, avec ce dernier

Quelques années plus tard il décide aussi de quitter le JohnCo, Manulo prend sur lui de réaliser un album à son ancien partenaire, ils entrent en studio  »Gold Finger » est à la manette, ils veulent continuer dans ce qu’ils ont toujours fait avec JohnCo,l’Ambassy-Bey mais avec une influence Makossa

L’album  »Débroussailler » sort en 1985 et est un succès phénoménal, il fait une razzia des prix et des distinctions partout au pays et même hors des frontières, il est sollicité partout

Il signe avec Tamwo Isidore, grand producteur à cet époque, il se sépare hélas de Manulo et monte à Paris avec Mister Bibi, un autre as de la rythmique, »Ndol’a Bwanga » est un succès toujours dans la suite du précédent

Djene Djento est désormais une voix qui porte, tout le monde se l’arrache, il remonte à Paris pour  »Pompé » en 1988 sous la direction de Aladji Toure, changement de cap, il entre dans la cour des grands cette fois

Il y reste pour quelques temps, mais le pays lui manque, il revient au pays avec dans ses bagages, un album  »Ndjangui Mony » et une belle chanteuse de cabaret parisien…

Djento est un rassembleur qui aime faire la fête, il traine toujours tous ses jeunes frères avec lui, mais cette magnanimité va lui jouer de sales tours, il se sent trahi par certains à un moment de sa vie, il décide de revenir aux basiques même de son art.

Il devient activiste dans la question des droits d’auteurs, encadre aussi de jeunes talents et s’occupe aussi de sa petite famille, surtout après la perte de son fils aîné l’an passé, un choc qui a servi redonner de la foi à ce fervent croyant en Dieu, grâce à cette foi en Dieu,Djento est celui-là qui ne ferme jamais sa porte surtout à ses collègues, qui est prêt à plier les manches de ses belles chemises, une fois un des siens est en danger, bref un personnage atypique

Je suis Le Boulanger Dealer

JoySharer

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