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Jean-Pierre saah décède à son domicile à Douala.

Le producteur camerounais de renommée internationale s’en est allé, le dimanche 31 mars 2019 à Douala. Il a été victime d’une agression à son domicile de bonaberi par une bande de malfrats armée. . Le producteur camerounais le plus en vue des années 90 a tiré sa révérence d’une manière violente ce dimanche 31 mars à Yaoundé. Suite à une agression dont il a été victime, il a succombe à des blessures causées par les balles d’une arme dressée contre lui par les malfrats.

La belle-mère de Jean-Pierre Saah, présente dans le domicile au moment des faits relate le film de ce cambriolage qui va tourner au meurtre par étouffement.  Odette Nantchouang raconte que : « Il est sorti avant 18H il n’a pas traversé le pont. On m’a dit qu’il est resté à Bonabéri. Il m’a dit qu’il va sortir regarder ses camarades. Vers une certaine heure, j’ai commencé à m’inquiéter. Je l’ai même appelé pour lui demander depuis quand il met long dehors le dimanche. Il m’a dit qu’il arrive. Vers 22H moins quelques minutes, je l’ai entendu arriver. J’ai enlevé ma clef parce que j’avais laissé çà sur la porte et je suis repartie dans ma chambre. Quand il est entré j’ai entendu des bruits de bagarre. Quand je sors de ma chambre, je vois seulement les enfants avec les couteaux qui me disent que si j’ouvre ma bouche ils vont me tuer que j’aille leur montrer l’argent ».

Odette Nantchouang la belle-mère poursuit le film toute effondrée : « Je Suis partie vers mon enfant, j’ai trouvé comment on était entrain de le torturer. Je lui ai parlé en patois pour qu’il me donne les clés de sa chambre. Il m’a donné les clés. Ces gens ont commencé à nous pousser moi et Rodrigue son fils. Ils ont dit qu’on ne les regarde pas sinon ils vont nous tuer. D’autres étaient en bas entrain de torturer Jean-Pierre et les autres étaient avec nous dans la chambre pour fouiller l’argent. Ils ont pris tout ce qu’ils voulaient. Ils ont ramassé les chaussures, les habits, les bijoux, les portables etc. Quand ils m’ont emmené dans une autre chambre j’ai pensé que Mathias notre gardien était aussi attaché. Après je le vois avec eux. Quand ils ont tout fouillé ils m’ont demandé de donner mon portable. J’ai demandé à Mathias d’aller prendre mon téléphone sur le lit. Il leur parlait en patois. Je ne comprenais rien. Il est allé chercher mon portable il le leur a donné. Ils ont tourné pendant longtemps puis ils sont partis. Ils nous ont laissé enfermer dans la chambre ».

La belle-mère va finalement découvrir le corps de son beau-fils raide mort dans le salon : « Quand j’ai réalisé que la maison était calme, je suis descendue, je n’ai trouvé personne. Je trouve seulement que mon fils est mort au salon. J’ai appelé Mathias le vigile en vain il n’a pas répondu. Jusqu’à ce jour, il n’est pas revenu. Il est parti avec eux. Je me suis effondrée là-bas en pleurs. J’ai appelé au secours. Et l’autre qui est gardien du jour a pris la permission vendredi disant qu’il a perdu sa grand-mère. Mais Mathias et lui parlent la même langue. Il l’a même appelé pour qu’il indique là où il y’avait les clés de leur chambre ».

Avant la crise du disque qui a effrité son ‘’empire’’, Jean-Pierre Saah a fondé la maison JPS Production qui a connu ses heures de gloire entre 1990 et 2000. Le label JPS Production a notamment produit des artistes de renom comme Manu Dibango, Magic System, Madilu System, Werrason, Makoma, Grace Decca, Lady Ponce, Petit Pays… L’entreprise musicale avait son siège à Paris en France. Dès qu’elle a commencé à péricliter, son patron, JPS s’est retourné vivre dans son Cameroun natal où il a vu le jour il y a une soixantaine d’années. Discret déjà à l’apogée de sa société, JPS l’est devenu encore plus quand il a commencé à avoir des difficultés. Avec son décès, le monde de musique africaine perd un de ses illustres investisseurs.

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